#Storytelling - Episode 1

Le Snowpark d'automne du glacier 3000 a fermé ses portes depuis presque une semaine. Retour sur deux mois de sensations fortes avec notre ami Laurent de Martin, habitué du Snowpark Glacier 3000.

Rencontre avec Laurent de Martin sur le snowpark de Glacier 3000

Glacier des Diablerets, 7:30. Alors que les amateurs de glisse ne sont pas encore sur la route pour rejoindre le Col du Pillon, d’autres s’affairent déjà sur le plateau du glacier. Plus qu’une heure et demie avant l’ouverture, juste le temps nécessaire pour terminer la préparation quotidienne du snowpark.

Aux commandes ce matin, Fred Würsten, le shaper (spécialiste des modules). Avec Arnaud, machiniste responsable du snowpark, et assistés de Steven et Valentin, ils façonnent et entretiennent chaque jour les dix-huit modules pour les rendre utilisables par les skieurs et snowboarders en quête de sensations fortes.

Alors que les premiers rayons de soleil font leur apparition, un autre acteur incontournable du snowpark est également présent : Laurent de Martin, freeskier professionnel et influenceur pour le snowpark, qui n’a qu’une envie : effectuer son premier run (descente du park).

Car le snowpark de Glacier 3000, ce sportif de 26 ans, ancien compétiteur dans le Swiss freeski team, il le connaît bien. Assidu des lieux pour ses débuts de saison depuis quatre ans, il y a tourné de nombreuses vidéos. « Le snowpark de Glacier 3000 est idéal car il est accessible à tous. Il est parfait pour une mise en jambes de début de saison. Il est proche de tout, intéressant au niveau modules avec quatre tables (sauts) à la suite, ce que peu de snowparks ont. C’est un park parfait pour te remettre dans le flow après l’été. Chacun y trouve son compte, le grand public comme les plus pros. ». Un dire qui se confirme puisque l’équipe nationale d’Australie s’y entraîne au moment de notre rencontre.

En voyant évoluer Laurent, malgré un brouillard épais, on a l’impression qu’aucun obstacle ne lui fait peur. Il manie ses skis avec une aisance déconcertante, sa passion et son plaisir sautent aux yeux.

Un parcours diversifié

Les skis, il est quasiment né dessus puisqu’il les chausse depuis son plus jeune âge. La passion pour le freestyle est apparue un peu plus tard, lorsque Laurent avait quatorze ans. « J’étais dans le ski-club de Troistorrents avec qui on faisait du ski cross, c’est-à-dire un peu de tout : piste, poudre, sauts… Un jour, on est allé au snowpark et j’ai tout de suite croché. L’année d’après, j’ai quitté le groupe pour me concentrer uniquement sur le snowpark. C’était les grandes années du park des Crosets, je voyais plein de pros faire des gros gros sauts mais il y en avait aussi des plus petits, ce qui m’a permis de débuter. Petit à petit, j’ai pris de l’assurance en progressant et j’ai pu intégrer l’équipe suisse à force de faire des petites compétitions, d’abord locales, puis plus internationales. »

Après quatre saisons de compétition au sein du Swiss freeski team, avec notamment un titre de champion Suisse en 2013, une sixième place au classement mondial de slopestyle et une qualification pour les Jeux Olympiques de Sotchi manquée de justesse (à cause notamment d’une sérieuse commotion quelques semaines auparavant), Laurent décide qu’il est temps de lever le pied. Il se consacre alors à la vidéo et recommence à pratiquer sa passion sans le cadre finalement contraignant imposé par la compétition. « Je suis arrivé à un moment où j’avais envie de montrer autre chose, pas uniquement du ski, mais aussi de la vibe, de l’ambiance, de l’interaction… Des choses un peu plus personnelles, aussi. »

Bien lui en prend, car sa carrière de vidéo décolle à ce moment-là, avec plusieurs nominations dans les festivals de films de montagne les plus prestigieux. Les sociétés de production vidéo et les sponsors lui font confiance et rapidement, il se construit ce lifestyle qu’il apprécie tant, grâce au réseau et la crédibilité qu’il s’est construits durant les années précédentes. Il devient petit à petit organisateur d'événements (notamment des camps pour les enfants et le 7Peaks Riverstyle à Morgins), créateur de contenus, influenceur… « Certains ne s’occupent que de skier, skier et skier. Personnellement, j’aime diversifier mes activités pour pouvoir tout gérer moi-même. J’aime avoir des projets et des obligations et supporte assez mal les longues périodes sans projets. »

La suite de sa saison, Laurent la passera notamment au Japon, aux États-Unis, au Canada et en Suisse, pour réaliser de nouveaux épisodes de sa série dont plusieurs épisodes, tournés à Glacier 3000, sont récemment sortis.
Toujours avec un seul but : se faire plaisir et partager sa passion.

Texte et photos (c)RaphaelDupertuis